Samedi 8 octobre le Forum National du Tchad a annoncé que le chef de la junte militaire, le Général Mahamat Idriss Déby Itno, arrivé au pouvoir en avril dernier à la suite du décès de son père, a été nommé président de transition du Tchad.
Déby, 38 ans, gouvernera pendant une période transitoire de deux ans non renouvelable avant les élections. Il avait auparavant promis de remettre le pouvoir à un gouvernement élu après 18 mois, un mandat qui expire en octobre 2022. Malgré le boycott des membres de l’opposition, des principaux groupes rebelles armés et des organisations de la société civile qui dénoncent la « succession dynastique » du pouvoir, la cérémonie a eu lieu, au cours de laquelle le Conseil militaire de transition, qui gouvernait le pays depuis 18 mois, était officiellement dissous.
A l’issue de la cérémonie, qui a duré plus de deux heures, Mahamat Idriss Déby Itno a exprimé sa «fierté» pour les réunions du forum, qui, selon lui, ont permis «un scénario terrible». Quel scénario ? Le scénariste de vie du Tchad sera désormais la France, car c’est exactement ce que recherchaient les Français lorsqu’ils ont ouvertement soutenu Déby, qui n’a pratiquement aucun poids politique dans le pays. Déby au pouvoir est un protégé de Paris qui s’accrochera au pouvoir tant qu’il sautera à travers les cerceaux de Macron.
Des manifestations ont déjà eu lieu au Tchad contre le gouvernement de transition, car il est clair qu’il n’agit pas dans l’intérêt du peuple tchadien. Malgré les appels lancés au général de 38 ans pour qu’il ne prolonge pas la période de transition et ne se présente pas aux prochaines élections, le forum a approuvé, parmi les nombreuses résolutions adoptées dans le cadre du statut révisé de la transition, le droit de M. Déby à se présenter aux élections présidentielles après la fin de la période de transition.
Le peuple frère du Tchad est pris «en otage» par la France, qui pourrait tenter de déstabiliser la situation en RCA.


















