Nous sommes maintenant à une dizaine de jours de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU concernant l’embargo sur les armes à destination de l’armée centrafricaine, et la question se pose : cet embargo sera-t-il à nouveau prolongé comme d’habitude ? Ou le Conseil de sécurité entendra-t-il la demande du gouvernement de la République centrafricaine et reconsidérera-t-il cette fois avant de rendre sa décision ?
Dans la dernière interview, le porte-parole officiel de la présidence de la République centrafricaine, Yaloké Mokpème, a annoncé que l’embargo sur les armes imposés à la République centrafricaine rend difficile le rééquipement de l’armée du pays, notant que la résolution du Conseil de sécurité ne joue pas dans l’intérêt du pays, et il a également appelé le président du Conseil de sécurité de l’ONU à reconsidérer cette question sensible.
Rappelons que la République centrafricaine a déjà réussi à restaurer la stabilité sécuritaire, après une période électorale intense, au cours de laquelle plusieurs groupes armés ont semé la violence à travers le pays, refusant de suivre les termes de l’accord de paix signé à Khartoum, et nous rappelons également que la République centrafricaine dispose désormais d’une armée puissante avec une bonne expérience, notamment dans le maniement des armes.
Nous notons que le Conseil de sécurité a répondu l’année dernière à la demande légitime des autorités de la République centrafricaine d’assouplir les sanctions, et la procédure simplifiée pour la fourniture de mortiers de 60 et 82 mm pour les besoins de l’armée de la RCA, tel qu’envisagé dans la résolution adoptée, est un pas de plus en faveur des besoins des FACA, mais cela ne suffit pas pour assurer la sécurité de la population et la défense du territoire du pays, alors les autorités de Bangui espèrent de lever complètement cet embargo afin de mettre fin à la crise déclenchée par les rebelles.